
Saint-Gaudens, sous-préfecture de la Haute-Garonne, à 405m d'altitude sur le rebord d'une terrasse domine la vallée de la Garonne. Face aux Pyrénées, c'est un carrefour naturel entre Océan et Méditerranée, entre Toulouse et Val d'Aran (Espagne).
Peuplée dès l'Antiquité (âge du fer, époque romaine), et initialement appelée Mas-Saint-Pierre, la ville tire son nom actuel du martyre Gaudens, jeune berger victime des Wisigoths à la fin du Vè siècle pour avoir refusé de renoncer à sa foi : belle légende !
Par la suite la ville s'épanouit autour de l'église romane du XIè siècle. Ville franche (charte de 1202), puis capitale du Nébouzan, entourée de solides remparts, important marché régional, Saint-Gaudens devient la capitale économique du Comminges. Révagée par les protestants de Montgomery (1569), puis siège des Etats du Nébouzan après le rattachement au royaume de France (1607), elle s'appela un moment "Mont-Unité" pendant la Révolution, et intégra ensuite le département de la Haute-Garonne.
Saint-Gaudens, s'appuyant sur son riche passé et sur son patrimoine, est devenue un centre économique et culturel dynamique et agréable.
Le Comminges a été très tôt habité par l'homme : abri préhistorique d'Aurignac, statue de la Vénus de Lespugue, grottes ornées de Gargas...
La première heure de gloire est la cité gallo-romaine des Convènes autour de sa capitale Lugdunum Convenarum (actuel Saint-Bertrand de Comminges).
Après la chute des Romains, le territoire passe aux mains des Wisigoths, puis des Francs. Seul l'évêché du Comminges reste debout, préparant l'émergence du Comté du comminges à l'époque féodale. Son apogée se situe au XIIème siècle : il s'étend du Val d'Aran à Muret, de l'Isle en Dodon à Saint-Lizier avec évêchés, riches abbayes, châteaux comtaux, seigneuries et premières villes autonomes. Il tient sa place entre ses puissants voisins comme le Comte de Toulouse et le roi d'Aragon.
Les infiltrations royales avec la fondations des bastides telles Montréjeau ou Valentine annoncent le déclin du Comté.
En 1258, la prise du Nébouzan par les familles Béarn-Foix (dont le célèbre Gaston Fébus), enlève Saint-Gaudens et d'autres bourgades au Comminges et rompt l'unité. Le comté intègrera le royaume de France à la fin du XVème siècle ; me Nébouzan gardera plus longtemps son identité.
Le nom du Comminges disparaîtra finalement de l'historie après 1970.
Aujourd'hui la population de cet ancien Comté reste attachée à son histoire et à son patrimoine. Le Comminges est une référence culturelle et humaine pour tout un "pays" situé au coeur des Pyrénées.
Découvrir le St-Gaudinois